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Pompe à Chaleur ou Radiateurs Électriques ?

Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur ·

Le problème du chauffage électrique dans le Doubs

Le Doubs est l'un des départements français où le chauffage tout-électrique par convecteurs reste largement répandu, héritage direct des constructions des années 1970 à 1990. Dans l'agglomération de Besançon, à Pontarlier, Montbéliard, Morteau ou encore Valdahon, des milliers de pavillons et d'appartements sont encore équipés de ces radiateurs à effet joule que les professionnels du bâtiment surnomment sans détour "grille-pains". Ce surnom n'est pas anodin : ces appareils convertissent 1 kWh d'électricité en 1 kWh de chaleur, sans aucune marge d'efficacité.

Le problème prend une dimension particulière dans le Doubs en raison de son climat semi-continental jurassien. Les hivers y sont longs et rigoureux : les températures descendent régulièrement sous -10°C sur les plateaux du Haut-Doubs, et des pics à -15°C voire -18°C sont enregistrés certains hivers à Pontarlier, Mouthe — surnommée "la Sibérie de la France" — ou sur les hauteurs de Maîche et de Baume-les-Dames. À Besançon même, les gelées nocturnes s'étendent sur 80 à 100 jours par an en moyenne. Dans ces conditions, les convecteurs électriques tournent à plein régime pendant quatre à cinq mois consécutifs, générant des factures d'électricité qui peuvent dépasser 3 000 à 4 500 euros par an pour une maison de 100 m².

Les zones les plus exposées à cette problématique dans le Doubs sont bien identifiées. Le plateau de Maîche-Montbenoit, la vallée de la Loue, la région de Pontarlier-Mouthe et les communes péri-urbaines de Besançon (Planoise, Palente, Chalezeule, Beure) concentrent un parc important de logements individuels tout-électriques construits en dehors de toute réglementation thermique sérieuse. À Montbéliard et dans le bassin de l'Audincourt, de nombreux logements anciens ont été électrifiés à la hâte lors des rénovations des années 1980, sans isolation ni planification énergétique. Ces logements sont aujourd'hui classés F ou G au DPE, ce qui devient une urgence réglementaire pour leurs propriétaires.

Face à cette réalité, la pompe à chaleur s'impose comme la réponse la plus cohérente. Plutôt que de produire de la chaleur par effet joule, elle la capte dans l'air extérieur et la transfère à l'intérieur du logement, avec un rendement trois à quatre fois supérieur à celui des convecteurs. La question n'est plus vraiment "faut-il passer à la PAC ?" mais "quelle solution PAC choisir pour son logement dans le Doubs ?"

Tableau comparatif : pompe à chaleur contre radiateurs électriques

Voici une comparaison factuelle sur les critères essentiels, basée sur une maison de 100 m² dans le Doubs, chauffée avec des convecteurs ou une pompe à chaleur air/eau :

CritèreRadiateurs électriquesPAC Air/Eau
Rendement (COP)1 (100% — effet joule)2,8 à 4,2 selon température extérieure
Coût d'installation500 à 1 500 € (remplacement)8 500 à 16 000 € (après aides : 3 500 à 8 000 €)
Facture annuelle chauffage2 800 à 4 500 €/an800 à 1 400 €/an
Économies annuelles1 500 à 3 000 €/an selon configuration
Aides de l'État disponiblesAucuneJusqu'à 9 000 € cumulables
Production d'eau chaude sanitaireNon (chauffe-eau électrique séparé)Oui (avec module ECS intégré ou ballon thermodynamique)
Climatisation en étéNonOui (réversible sur PAC air/air et certaines air/eau)
Confort thermiqueChaleur sèche, air chaud par convection, inconfort fréquentChaleur douce et homogène, sans dessèchement de l'air
Impact sur le DPEClasses F à G pour une maison peu isoléeAmélioration de 2 à 3 classes, passage vers C ou D possible
Durée de vie15 à 20 ans15 à 25 ans avec entretien annuel

Ce tableau met en évidence un constat sans ambiguïté : les radiateurs électriques n'ont qu'un seul avantage, leur faible coût d'installation initiale. Sur tous les autres critères, la pompe à chaleur l'emporte nettement. Dans un département comme le Doubs où les températures hivernales sont particulièrement basses, la différence sur la facture annuelle est encore plus marquée qu'en moyenne nationale.

Simulation sur 10 ans pour une maison de 100 m² dans le Doubs

Prenons une maison type pavillon de 100 m² construite dans les années 1980 à Besançon ou sur les plateaux du Doubs, chauffée intégralement par convecteurs électriques. Hypothèses : consommation de 18 000 kWh/an pour le chauffage, tarif moyen de l'électricité à 0,23 €/kWh en 2026, et hausse progressive de 3 % par an. Pour la PAC, on retient un COP moyen de 3,0 (adapté aux hivers froids du Doubs) et un investissement net de 7 000 euros après déduction des aides principales.

AnnéeCoût annuel radiateursCoût annuel PACÉconomie annuelleCumul économies
2026 (installation)4 140 €8 380 € (avec investissement)— 4 240 €— 4 240 €
20274 264 €1 421 €+ 2 843 €— 1 397 €
20284 392 €1 464 €+ 2 928 €+ 1 531 €
20294 524 €1 508 €+ 3 016 €+ 4 547 €
20304 660 €1 553 €+ 3 107 €+ 7 654 €
20314 800 €1 600 €+ 3 200 €+ 10 854 €
20324 944 €1 648 €+ 3 296 €+ 14 150 €
20335 092 €1 697 €+ 3 395 €+ 17 545 €
20345 245 €1 748 €+ 3 497 €+ 21 042 €
20355 402 €1 801 €+ 3 601 €+ 24 643 €

Résultat de la simulation : Le point de rentabilité est atteint dès la fin de la deuxième année d'utilisation (2028). Sur 10 ans, l'économie cumulée par rapport aux convecteurs électriques dépasse 24 600 euros pour une maison de 100 m² dans le Doubs. Et cela sans tenir compte de l'entretien plus coûteux des convecteurs en fin de vie, ni de la plus-value immobilière apportée par le changement de DPE.

Les avantages concrets de la pompe à chaleur dans le Doubs

Une chaleur douce et homogène, idéale pour les hivers du Jura

Les convecteurs électriques chauffent principalement l'air par convection : l'air chaud monte, l'air froid descend, créant des courants qui dessèchent l'atmosphère et génèrent une impression d'inconfort persistant. Les personnes souffrant d'allergies respiratoires ou les jeunes enfants sont particulièrement sensibles à ce phénomène. Une pompe à chaleur couplée à des radiateurs à eau ou à un plancher chauffant diffuse une chaleur rayonnante douce, qui réchauffe les parois et les meubles plutôt que l'air seul. Dans un pavillon du Doubs où les températures extérieures peuvent rester négatives pendant plusieurs semaines consécutives, cette différence de ressenti est fondamentale pour le bien-être quotidien.

Les performances en conditions hivernales jurassiennes

Une objection fréquente dans le Doubs concerne la capacité des PAC à fonctionner efficacement par grand froid. Les technologies ont considérablement progressé : les PAC de dernière génération dites "basse température" ou "très basse température" maintiennent un COP supérieur à 2,0 jusqu'à -20°C pour certains modèles (Daikin Altherma 3, Mitsubishi Zubadan, Atlantic Alféa Extensa+). Concrètement, même lors des hivers rigoureux du Haut-Doubs avec des températures de -12 à -15°C, la PAC continue à produire deux à trois fois plus de chaleur que ce qu'elle consomme en électricité. Elle s'appuie sur une résistance d'appoint électrique uniquement lors des épisodes de grand froid extrêmes et prolongés, ce qui représente statistiquement moins de 5 % du temps de fonctionnement annuel.

La climatisation estivale, un atout qui monte en importance

Le Doubs connaît depuis quelques années des épisodes caniculaires de plus en plus marqués en été : en 2019 et 2022, Besançon a enregistré des températures dépassant 38°C. Les logements anciens à forte inertie thermique, comme les pavillons des années 1980 mal isolés, deviennent de véritables fournaises. Une pompe à chaleur réversible — qu'elle soit de type air/air ou air/eau avec module de rafraîchissement — peut inverser son fonctionnement et produire du froid en été, sans investissement supplémentaire. C'est un avantage inexistant avec les convecteurs électriques, qui ne peuvent qu'empirer la situation thermique estivale.

L'eau chaude sanitaire intégrée ou associée

La plupart des foyers tout-électrique du Doubs disposent également d'un chauffe-eau électrique classique, qui représente en moyenne 15 à 20 % de leur facture d'électricité annuelle. Une PAC air/eau avec module ECS intégré ou associée à un ballon thermodynamique permet de produire l'eau chaude sanitaire avec un COP de 2,5 à 3,5, réduisant encore la facture. Le ballon thermodynamique seul, à partir de 2 500 euros, représente d'ailleurs une première étape accessible dans une stratégie de rénovation progressive.

Valorisation immobilière dans le parc bisontine et doubiste

L'impact sur la valeur du bien est désormais chiffré par les notaires : un logement passant d'un DPE F à un DPE C dans le Doubs peut gagner entre 10 et 20 % de valeur marchande, soit 20 000 à 50 000 euros sur un bien estimé à 250 000 euros. Dans le contexte actuel où les acheteurs intègrent systématiquement la performance énergétique dans leur offre d'achat, un pavillon équipé d'une PAC et affichant un DPE C se vend plus rapidement et à un meilleur prix qu'un logement équivalent encore équipé de convecteurs classés F.

Quelles solutions PAC pour remplacer vos radiateurs dans le Doubs

La PAC air/air : le remplacement le plus simple

La pompe à chaleur air/air est la solution la moins invasive techniquement. Elle ne nécessite pas de réseau hydraulique et peut remplacer directement les convecteurs dans chaque pièce via des unités intérieures murales. Son coût varie de 3 000 à 8 500 euros pour un logement de 100 m² en système multi-split. Elle est particulièrement adaptée aux logements sans circulation d'eau existante et offre la climatisation en été. Son principal inconvénient dans le Doubs est qu'elle ne gère pas la production d'eau chaude sanitaire, et son efficacité de chauffage sur les plateaux d'altitude (Pontarlier, Mouthe) mérite d'être vérifiée selon le modèle choisi. Elle est idéale pour les appartements ou les petits pavillons dans la vallée de Besançon ou à Montbéliard.

La PAC air/eau : la solution complète pour les maisons individuelles

La PAC air/eau est la solution de référence pour les maisons individuelles du Doubs. Elle alimente un circuit d'eau chaude qui dessert des radiateurs à eau basse température ou un plancher chauffant, tout en pouvant assurer la production d'eau chaude sanitaire. Son coût, plus élevé (8 500 à 16 000 euros), est largement compensé par les aides disponibles et les économies réalisées. Dans le cas d'une maison avec des convecteurs électriques, l'installation d'un réseau hydraulique représente le poste de coût principal, mais elle offre ensuite un confort inégalé. Pour les maisons des plateaux du Doubs à altitude élevée, on veillera à choisir un modèle certifié pour les températures très basses.

La solution mixte : PAC air/air + ballon thermodynamique

Pour les propriétaires souhaitant une transition progressive ou dont le budget est limité, la combinaison d'une PAC air/air pour le chauffage et d'un ballon thermodynamique pour l'eau chaude sanitaire représente une excellente alternative. Le coût total se situe entre 5 000 et 13 000 euros selon les équipements. Cette solution permet d'accéder aux aides pour les deux équipements séparément, de diviser la facture de chauffage par deux à trois, et de conserver la possibilité d'une évolution future vers une PAC air/eau complète.

Point d'attention spécifique au Doubs : Dans les communes d'altitude comme Pontarlier (840 m), Mouthe (940 m), Maîche (780 m) ou Métabief (1 000 m), il est impératif de choisir une PAC certifiée pour des fonctionnements à -20°C ou -25°C. Exigez de votre installateur la vérification de la courbe de performance du modèle proposé à ces températures extrêmes, et vérifiez que le système d'appoint électrique est bien dimensionné pour assurer le relais lors des périodes de grand froid exceptionnel.

Aides et financement disponibles dans le Doubs en 2026

Le remplacement de convecteurs électriques par une pompe à chaleur ouvre droit à un cumul d'aides particulièrement avantageux en 2026. Voici le détail des dispositifs auxquels vous pouvez prétendre en tant que propriétaire dans le Doubs :

MaPrimeRénov' : jusqu'à 5 000 euros

MaPrimeRénov' est la principale aide de l'État pour l'installation d'une pompe à chaleur. Le montant dépend des revenus du foyer et de la zone climatique. Pour une PAC air/eau dans le Doubs (zone H1 climatique), les ménages aux revenus modestes et très modestes peuvent obtenir jusqu'à 5 000 euros de subvention directe. Les ménages aux revenus intermédiaires bénéficient d'un montant réduit mais toujours significatif. Cette aide est versée par l'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH) et ne nécessite pas de remboursement. L'installation doit être réalisée par un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).

CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) : jusqu'à 4 000 euros

Les Certificats d'Économies d'Énergie permettent d'obtenir une prime complémentaire versée par les fournisseurs d'énergie (EDF, TotalEnergies, etc.) en échange de la réalisation de travaux d'économies d'énergie. Pour le remplacement d'un système de chauffage électrique par une PAC dans le Doubs, la prime CEE peut atteindre 3 000 à 4 000 euros selon les offres en cours et les revenus du foyer. Ces primes sont cumulables avec MaPrimeRénov' et facilitent considérablement le reste à charge.

Éco-PTZ : jusqu'à 15 000 euros à taux zéro

L'Éco-Prêt à Taux Zéro (Éco-PTZ) permet de financer les travaux restants sans intérêt, avec un remboursement étalé sur 15 ans. Pour l'installation d'une PAC seule, le montant maximum est de 15 000 euros. Ce dispositif est particulièrement utile pour les ménages qui ne peuvent pas avancer l'intégralité du coût des travaux, même après déduction des aides. Il est accordé par les banques conventionnées sans conditions de ressources depuis 2020.

Bonus sortie de passoire thermique

Pour les logements classés F ou G au DPE — catégorie qui représente une part importante des pavillons tout-électrique du Doubs — un bonus supplémentaire est accordé si les travaux permettent de sortir de cette catégorie. Ce bonus peut atteindre 1 500 euros supplémentaires dans le cadre de MaPrimeRénov', à condition que le DPE passe en classe E ou mieux à l'issue des travaux. Combiné à l'isolation des combles ou des murs, le remplacement des convecteurs par une PAC permet souvent d'atteindre cet objectif.

TVA à 5,5 % sur les travaux

L'installation d'une pompe à chaleur dans un logement de plus de deux ans est soumise au taux réduit de TVA à 5,5 % (contre 20 % en taux normal), ce qui représente une économie supplémentaire de l'ordre de 600 à 1 500 euros selon le montant des travaux. Cette réduction s'applique à l'ensemble de la prestation : équipement et main-d'oeuvre.

DispositifMontant maximumConditions principales
MaPrimeRénov'5 000 €Revenus modestes, RGE obligatoire
CEE (prime énergie)4 000 €Cumulable, RGE obligatoire
Bonus passoire thermique1 500 €DPE F ou G avant travaux
Éco-PTZ15 000 €Financement à 0 %, sans conditions de ressources
TVA réduite5,5 % au lieu de 20 %Logement de plus de 2 ans

Pour en savoir plus sur les aides spécifiques à votre situation dans le Doubs, consultez notre page dédiée : Aides PAC dans le Doubs.

DPE et obligations réglementaires : urgence pour les propriétaires bailleurs du Doubs

La question du DPE n'est plus seulement une affaire de confort ou d'économies : c'est désormais une obligation légale avec des échéances fermes qui concernent directement les propriétaires bailleurs du Doubs. Le calendrier réglementaire est le suivant :

  • Depuis janvier 2023 : interdiction d'augmenter le loyer des logements classés F ou G
  • Depuis janvier 2025 : interdiction de mettre en location tout nouveau logement classé G (consommation supérieure à 450 kWh/m²/an en énergie primaire)
  • À partir de janvier 2028 : interdiction de louer les logements classés F
  • À partir de janvier 2034 : interdiction de louer les logements classés E

Dans le Doubs, cette réglementation touche un nombre significatif de biens. Le parc locatif de Besançon, notamment dans les quartiers de Planoise, des Clairs-Soleils, de Palente et autour du campus universitaire, compte une proportion importante de logements classés F et G, dont une grande partie sont chauffés par des convecteurs électriques dans des immeubles ou des maisons de ville peu isolées. À Montbéliard, dans le secteur de l'Audincourt-Bethoncourt, la même situation prévaut avec un parc locatif vieillissant.

Pour ces propriétaires, l'urgence est double : éviter l'interdiction de location et préserver la valeur de leur patrimoine. Un logement G ou F représente aujourd'hui non seulement un risque locatif mais une décote significative à la revente. Le remplacement des convecteurs par une PAC, associé si nécessaire à une isolation des combles perdus (travail souvent moins coûteux que prévu), permet dans la majorité des cas de franchir le cap vers la classe E ou D, levant ainsi les interdictions réglementaires en vigueur ou à venir.

Il convient de noter que dans le Doubs, la méthode de calcul du DPE peut légèrement pénaliser les logements tout-électrique en raison du coefficient de conversion de l'énergie finale en énergie primaire (2,3 pour l'électricité contre 1 pour le gaz naturel). Passer à une PAC, même avec le même niveau de consommation réelle, améliore mécaniquement la note DPE car la PAC consomme trois fois moins d'électricité pour la même quantité de chaleur produite.

Cas concret : pavillon années 70-80 dans le Doubs avec convecteurs

Prenons l'exemple d'un pavillon réel représentatif du Doubs : une maison de plain-pied de 105 m² construite en 1978 à Baume-les-Dames, équipée de 8 convecteurs électriques de 1 500 à 2 000 W, d'un chauffe-eau électrique de 200 litres, et affichant un DPE classé F (320 kWh/m²/an). Les propriétaires, un couple de retraités, paient en moyenne 3 800 euros par an d'électricité pour le chauffage et l'eau chaude.

Diagnostic et solution retenue

Après audit énergétique, un installateur RGE local préconise une PAC air/eau de 8 kW (modèle basse température adapté au climat du Doubs) couplée à la dépose des convecteurs, au remplacement par des radiateurs à eau basse température dans chaque pièce, et à l'installation d'un ballon tampon de 200 litres avec préparation ECS intégrée. Les combles ont également été isolés à 30 cm de laine soufflée lors de la même opération.

Détail du budget et des aides

PosteCoût TTC (TVA 5,5 %)
PAC air/eau 8 kW + unité extérieure5 800 €
Réseau hydraulique + radiateurs basse température (8 pièces)4 200 €
Ballon tampon + module ECS1 100 €
Main-d'oeuvre, mise en service, nettoyage2 200 €
Isolation combles perdus (105 m²)1 800 €
Total travaux TTC15 100 €
— MaPrimeRénov' (ménage intermédiaire)— 3 000 €
— CEE (prime énergie)— 2 800 €
— Bonus passoire thermique— 1 500 €
Reste à charge (finançable Éco-PTZ)7 800 €

Résultats obtenus

Après travaux, la facture annuelle d'électricité est passée de 3 800 euros à environ 1 050 euros, soit une économie de 2 750 euros par an. Le DPE a été reclassé en D (180 kWh/m²/an), levant les contraintes réglementaires et valorisant le bien de l'ordre de 30 000 euros sur le marché local. Le reste à charge de 7 800 euros, financé par Éco-PTZ sur 12 ans, représente une mensualité de 55 euros environ — soit un effort financier nettement inférieur aux économies réalisées dès la première année. La rentabilité nette est immédiate dès le premier mois d'utilisation.

Notre verdict : l'investissement le plus rentable en rénovation dans le Doubs

Dans le contexte climatique et énergétique du Doubs, le remplacement des convecteurs électriques par une pompe à chaleur est sans conteste l'investissement de rénovation offrant le meilleur retour sur investissement. Aucun autre geste isolé — ni l'isolation des murs, ni le remplacement des fenêtres — ne génère des économies aussi immédiates et aussi importantes sur la facture annuelle.

La conjonction de plusieurs facteurs rend cet investissement particulièrement pertinent dans le Doubs en 2026 : des hivers rigoureux qui amplifient les défauts des convecteurs à effet joule, un parc de logements fortement exposé aux classements F et G, des aides cumulables qui peuvent couvrir 40 à 60 % du coût total des travaux, et des technologies de PAC désormais parfaitement adaptées aux températures extrêmes de la région.

Notre recommandation : pour une maison individuelle de plus de 80 m² dans le Doubs, la PAC air/eau reste la solution la plus complète et la plus rentable à long terme. Pour un appartement ou un petit logement, la PAC air/air couplée à un ballon thermodynamique représente une alternative efficace et moins invasive. Dans les deux cas, l'action doit être engagée rapidement pour profiter des aides actuelles et anticiper les obligations réglementaires sur la location.

Pour aller plus loin

Sources

  • France Rénov' — Portail officiel des aides à la rénovation énergétique : france-renov.gouv.fr
  • ADEME — Agence de la Transition Écologique, données sur les pompes à chaleur et le DPE : ademe.fr
  • Ministère de la Transition Énergétique — Calendrier DPE et interdictions de location : ecologie.gouv.fr
  • ANAH — Agence Nationale de l'Habitat, barèmes MaPrimeRénov' 2026 : anah.gouv.fr
  • Observatoire National de la Rénovation Énergétique (ONRE) — Données sur le parc de logements dans le Doubs
  • Météo-France — Données climatiques du département du Doubs et station de Pontarlier
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